Dans un communiqué rendu public vendredi 5 juin, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a sommé le gouvernement d'"agir sans délai" pour appliquer les recommandations formulées fin 2023. Cette déclaration fait suite à l'affaire tragique de Lyhanna, qui a révélé des manquements alarmants dans le traitement des plaintes liées aux violences sexuelles sur mineurs.
Parmi les propositions de la Ciivise, figurent des mesures pour que les plaintes concernant ces violences soient prioritaires et que les victimes soient informées tout au long de l'enquête. Ce besoin d'une meilleure communication a été souligné par des experts comme Marianne Dussard, psychologue spécialisée, qui déclare : "Une information transparente est essentielle pour aider les victimes à se sentir soutenues et écoutées".
Selon le rapport de la Ciivise, une telle approche est indispensable pour rétablir la confiance des victimes envers les institutions.
Les récents événements autour de cette affaire ont suscité un large débat public, renforcé par une campagne médiatique intense. Des spécialistes, comme le sociologue François Darbois, notent que "la société ne peut plus rester silencieuse face à de telles tragédies". L’urgence d’un changement systémique est plus que jamais perçue comme une nécessité par l’opinion publique.
En parallèle, des voix dans le gouvernement commencent à se faire entendre. Des élus ont déjà demandé des réunions d’urgence pour discuter de la mise en œuvre de ces recommandations. Le ministre de la Justice a même évoqué la nécessité d’une
réforme profonde du système afin de mieux protéger les enfants victimes de violences.La Ciivise, par cette démarche, place la sécurité des enfants au cœur des priorités politiques, espérant que le gouvernement saura répondre à cet appel avec l’importance qu’il mérite.







