Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a déclaré ce vendredi qu'il souhaitait offrir aux Français une transparence accrue sur l'utilisation de leurs impôts en leur envoyant un message par SMS à chaque remboursement effectué par la Sécurité sociale. Cette initiative vise à susciter une « prise de conscience » des coûts réels des soins de santé.
Lors d'une interview sur Sud Radio, Amiel a affirmé : "80% de l'augmentation de la dépense publique depuis 50 ans concerne les retraites et la santé. Je vais garantir la transparence sur ces deux sujets." Il a ajouté : "Les Français doivent savoir où vont leurs impôts et leurs cotisations. Ainsi, après une consultation médicale, un passage en pharmacie ou un séjour à l'hôpital, ils pourraient recevoir un SMS indiquant le montant dépensé et la somme remboursée par la Sécurité sociale."
Amiel insiste sur l'importance de cette approche, travaillant de concert avec la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, et la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), pour apporter des réformes concrètes dans les mois à venir. Il estime en effet que cette transparence est indispensable pour sensibiliser les citoyens aux enjeux de santé publique.
Amiel a mentionné : "Il est essentiel que chacun puisse savoir combien l'assurance maladie rembourse à un professionnel de santé et quelle est la valeur du service public." Cette déclaration souligne l'importance d'une communication plus accessible et directe.
Actuellement, les Français peuvent retrouver ces informations sur leur relevé de remboursement ou sur le site Ameli de l'Assurance Maladie, où ils reçoivent également des courriels lors d'un remboursement. Toutefois, Amiel considère que ce système de SMS serait "direct, simple et transparent", soulignant que les impôts et cotisations financent nos services publics, y compris la santé.
Une étude récente de la commission des comptes de la Sécurité sociale a révélé que le déficit de la Sécu pourrait atteindre 23,2 milliards d'euros en 2026, dépassant ainsi les prévisions initiales. Cela illustre l'urgence pour le gouvernement d'instaurer une meilleure communication sur ces enjeux financiers. Ainsi, il est clair que le besoin de transparence ne se limite pas seulement à information, mais est lié à une gestion publique plus rigoureuse.







