La justice française a récemment engagé une enquête pour examiner des campagnes malveillantes de dénigrement et de désinformation qui auraient pu toucher plusieurs élus de La France insoumise (LFI) durant les élections municipales de mars dernier. L'ouverture de cette enquête par le parquet de Paris vise à faire la lumière sur des allégations d'ingérence étrangère, notamment d'une entreprise israélienne, qui, selon des sources, aurait ciblé des candidats tels que Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud.
Sébastien Delogu, candidat à Marseille, a relaté lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière que des affichages utilisant son nom et un QR code diffusaient des informations mensongères le concernant, incluant des accusations de viol. "C'est un véritable affrontement avec un outil totalement novateur“, a-t-il déclaré, soulignant l'impact de ces méthodes sur la perception publique des candidats.
François Piquemal a également partagé son expérience de cette campagne de désinformation. Selon lui, des pages sur les réseaux sociaux ont été créées pour propager des rumeurs infondées, incluant la diffusion de ses informations personnelles et des visuels mensongers sur des plateformes comme Vinted. En réponse à cette manipulation, il a posé la question qui taraude de nombreux observateurs : "L'extrême droite israélienne a-t-elle volé les municipales à Toulouse ?"
Des médias tels que Libération et Haaretz ont affirmé que cette opération pouvait avoir été orchestrée par deux entreprises israéliennes. Me Xavier Sauvignet, l'avocat de LFI, a évoqué les liens entre ces entités et divers cercles proches du pouvoir israélien, ajoutant que ce type de manipulation rappelle les intrigues des films d'espionnage.
Leur engagement en faveur de la cause palestinienne
Les candidats ciblés partagent un engagement manifeste en faveur de la cause palestinienne, comme le souligne Jean-Luc Mélenchon, le leader de LFI. L'ampleur de cette enquête est maintenant entre les mains du parquet de Paris, qui a précisé qu'elle avait été ouverte d'initiative, sans attendre de plainte formelle.
Le parquet porte une attention particulière à cette affaire, en s'appuyant sur des publications du service Viginum, responsable de la lutte contre les manipulations en ligne. Viginum a identifié un dispositif visant à diffuser des contenus trompeurs, allant jusqu'à altérer l'information des citoyens.
Détournement de suffrage
Cette enquête s'intéresse à des accusations de détournement de suffrages à travers des fausses nouvelles, avec la possible implication d'entités basées à l'étranger. Des articles de presse ont même mentionné l'entreprise BlackCore, localisée à Tel-Aviv, comme l'une des sources de ces manœuvres.”
Ainsi, cette enquête marque une étape cruciale dans la lutte contre l'influence étrangère sur les élections locales, en examinant les ramifications internationales de la désinformation. Le parquet rappelle que, bien que des préoccupations d'ingérence soient sur la table, aucune preuve d'une telle intervention d'un État étranger n'a encore été avérée. Les investigations continueront d'évoluer, et des recours juridiques ont également été introduits par certains candidats.







