Le Sénat vient de rejeter une nouvelle fois l’idée de l'aide à mourir, mettant un terme à la proposition de loi portée par l’ancien député Olivier Falorni. Ce vote a eu lieu mardi, après la suppression lundi soir du principal article de la proposition.
Ce texte visait à instaurer une procédure réglementée permettant à certains patients atteints de maladies graves et incurables de solliciter une aide à mourir. Cependant, la majorité de droite et centriste au Sénat a préféré retirer progressivement les articles, signalant un manque d'accord.
Retailleau demande un référendum
Bruno Retailleau, à la tête des Républicains, a vivement critiqué ce rejet, qualifiant le processus de « passage en force » si le gouvernement décidait de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. Il a plaidé pour un référendum sur cette « question anthropologique cruciale », soutenue par une majorité de Français. Selon lui, « un sujet d’une telle importance nécessite un consensus ».
La réaction de la gauche a été tout aussi déterminée. Patrick Kanner, président des sénateurs socialistes, a déploré un « rendez-vous manqué » pour le Sénat, tandis qu'Anne Souyris, écologiste, a décrit la situation comme un débat « interdit par le Sénat lui-même ».
Un passage possible à l'Assemblée
Malgré cet échec, le chemin parlementaire du projet n'est pas clos. L'Assemblée nationale, qui soutient davantage le texte, pourrait encore être appelée à se prononcer. La ministre déléguée à l’Autonomie, Camille Galliard-Minier, a affirmé que « ce débat va se poursuivre » pour que les Français puissent bénéficier d’un « nouveau droit ». Des négociations en commission mixte paritaire sont encore à prévoir, bien que beaucoup anticipent un nouvel échec.
Le gouvernement espère une adoption définitive avant les vacances estivales du Parlement, probablement d'ici mi-juillet. Les attentes sont hautes et le débat reste au cœur des préoccupations sociétales des Français, selon des sondages récents, qui montrent un soutien croissant pour ces questions de fin de vie (source : Le Monde).







