La présidente des Républicains des Bouches-du-Rhône, Laure-Agnès Caradec, a annoncé le 12 mai sa décision de quitter la présidence de la fédération LR ainsi que le parti lui-même, pour rejoindre l'UDF d'Éric Ciotti, un mouvement qui s'est récemment rapproché du Rassemblement National.
Avec un message clair sur les réseaux sociaux, Caradec a déclaré : "Je choisis une ligne claire", soulignant sa volonté de s'engager dans une droite libérale sans compromissions. Elle a pris la tête des Républicains des Bouches-du-Rhône en 2023, à une période où son prédécesseur, Martine Vassal, avait déjà quitté le parti pour soutenir Emmanuel Macron. Malgré cela, Vassal avait pu compter sur le soutien de LR lors des dernières élections municipales à Marseille.
Laure-Agnès Caradec a également dirigé la campagne municipale pour la droite dans les 9e et 10e arrondissements de Marseille, mais cette tentative s'est révélée déficitaire, avec seulement 8,6 % des voix. Elle a été devancée par la candidate du Rassemblement National, Éléonore Bez, qui a récolté 50,4 % des suffrages, ainsi que par Pierre Huguet du Printemps marseillais, à 40,9 %.
Ce choix de Caradec suscite des réactions variées. Des analystes politiques, comme ceux du Monde, soulignent la montée en puissance de l'UDF et l'escapade de certains cadres vers cette aile plus radicale de la droite. "Il est indéniable que ce mouvement reflète une nouvelle dynamique au sein de la droite française", déclare un politologue.
Alors que Caradec affirme vouloir "mener une campagne avec loyauté", la question demeure : cette nouvelle ligne sera-t-elle suffisante pour regagner le cœur des électeurs déçus par les récentes déperditions électorales?







