Le gouvernement a annoncé, le 11 mai, un assouplissement des conditions d'accès aux aides publiques face au risque de fissures causées par le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA). Ce phénomène, qui menace l'intégrité des bâtiments, s'aggrave avec le changement climatique, apportant des sécheresses plus fréquentes et des épisodes de fortes pluies.
Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, a signalé lors d'un point presse que ces aides avaient été mises en place dans le cadre d'une expérimentation lancée en septembre dans 11 départements français, dont la Dordogne et le Lot-et-Garonne.
Des résultats mitigés
Au cours des six derniers mois, environ 2 000 particuliers se sont portés volontaires pour évaluer leur éligibilité à ces aides. Cependant, seulement 218 d'entre eux ont reçu un avis positif des experts, un résultat que le ministre a qualifié de "demi-teinte". "On espérait un nombre de simulations bien plus élevé", a-t-il reconnu.
Il est estimé qu'en France, plus de quatre millions de maisons se trouvent dans des zones à risque élevé. Entre 2020 et 2024, plus de la moitié des indemnisations pour catastrophes naturelles concernaient des maisons affectées par ce phénomène, soulignant l'importance d'une réponse rapide et efficace.
Critères assouplis pour une aide accrue
Les critères d'éligibilité sont élargis ; désormais, même les bâtiments de trois niveaux peuvent bénéficier d'une aide, alors que ceux de seulement deux niveaux étaient précédemment considérés. De plus, pour la phase d'études, le critère de taille des fissures a été aboli, et pour la phase de réalisation des travaux, il a été assoupli, facilitant ainsi l'accès à ces aides essentielles.
En parallèle, le gouvernement a également décidé d'affecter 30 millions d'euros dans le budget 2026 pour la prévention, une mesure qui s'inscrit dans le troisième plan national d'adaptation au changement climatique. Selon les experts, ces moyens financiers sont nécessaires pour renforcer la résilience des bâtiments face aux aléas climatiques.
Ce nouvel effort gouvernemental a pour objectif de rendre les habitations plus résistantes et de mieux protéger les propriétaires face à ce risque naturel croissant.







