Dans un contexte politique en mutation, Gabriel Attal, le président du parti Renaissance et potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2027, met en avant la nécessité d'une immigration plus régulée. S'exprimant lundi matin, il a souligné l'importance d'« assumer une préférence travail » dans les politiques migratoires. Sur Europe 1, Attal a déclaré : « Aujourd’hui, on ne choisit pas notre immigration. »
Répondant à une tendance récente de régularisation massive en Espagne annoncée par le Premier ministre Pedro Sánchez, qui envisage la regularisation de 500 000 sans-papiers, Attal a affirmé : « Je n’ai pas les mêmes propositions que le gouvernement espagnol ». Il préconise plutôt de restreindre des motifs d’immigration, comme le regroupement familial, tout en favorisant l’immigration par le travail. Il a ajouté qu'une hausse de la durée de résidence pour le regroupement familial de 18 mois pourrait être envisagée.
Dans son nouveau livre En homme libre, publié récemment, Attal aborde la question de l'immigration économique et propose de la définir en consultation avec les partenaires sociaux. Il plaide pour un système similaire à celui du Canada, où les immigrés potentiels sont évalués selon des critères stricts, leur attribuant des points. « Une personne qui souhaite avoir une régularisation doit remplir un certain nombre de critères », a-t-il expliqué, tout en reconnaissant : « On a besoin d’une part d’immigration ».
Contrairement à d'autres figures politiques, comme Bruno Retailleau, président des Républicains, qui revendiquent une réforme constitutionnelle pour restreindre l'immigration, Attal s'oppose à une telle démarche. « Je ne crois pas qu’il y ait besoin de sortir de traités ou de réformer le Conseil constitutionnel », a-t-il précisé, mettant l’accent sur une discussion de fond plutôt qu'un changement législatif radical.
Les positions d'Attal semblent captiver une partie de l'électorat, à sa faveur également les mesures qu'il a prises en tant que ministre, comme l'interdiction de l'abaya dans les établissements scolaires. Ces décisions, tout en lui valant l'éloge de la droite, ont aussi éveillé des débats sur des sujets sensibles, tels que le port du voile pour les mineures. Attal a souligné qu'il est primordial de distinguer entre le choix personnel et ce qui pourrait être imposé, en affirmant : « Personne ne peut croire qu’une fillette fait le choix de se voiler, c’est évidemment quelque chose qui lui est imposé. »







