Ce lundi, le tribunal de commerce de Toulouse a annoncé le placement de Fibre Excellence en redressement judiciaire. Cette décision met en lumière la fragilité de l'entreprise, qui doit désormais trouver un repreneur dans un délai maximum de six mois. Selon les juges, le groupe a la capacité de poursuivre son activité en alliant maintien des emplois et règlement de ses dettes.
Avec un effectif de 670 salariés, Fiber Excellence joue un rôle crucial dans l'industrie papetière française. Ses deux sites, situés à Saint-Gaudens et Tarascon, contribuent à la production de 500.000 tonnes de pâte à papier, représentant une fraction significative des deux millions de tonnes consommées annuellement en France. Ce groupe appartient à Jackson Wijaya, dont la famille est à la tête d'Asia Pulp and Paper, un géant indonésien du secteur.
Les efforts de l'entreprise pour rentabiliser ses opérations incluent également la valorisation des chutes de production pour générer de l'électricité, témoignant d'une démarche éco-responsable. Cependant, la situation actuelle pose des défis majeurs. L'économie locale, dépendante de ces emplois, se tourne vers l'avenir avec inquiétude. Des experts, comme Jean-Marc Bouguereau de la Confédération de l'Industrie Papetière, soulignent l'importance d'une solution rapide. "Il est impératif de trouver un repreneur viable pour éviter un drame social et conserver les savoir-faire uniques de l'industrie", affirme-t-il. La pression est donc forte pour que Fibre Excellence ajuste ses stratégies de survie afin de sortir de cette impasse.







