Alors que les critiques s'intensifient au sein de sa formation politique après des résultats décevants aux élections municipales, Marine Tondelier a tenté de reprendre la main en évoquant la prochaine élection présidentielle. La secrétaire nationale des Écologistes plaide en faveur d'une primaire de la gauche, mettant en avant ses propositions pour 2027 lors d'une récente conférence de presse.
Une primaire critiquée par ses pairs
Ses détracteurs soulignent sa focalisation sur cette primaire, controversée au sein de la gauche. Des figures comme Raphaël Glucksmann de Place publique et Jean-Luc Mélenchon des Insoumis expriment leur désaccord, tout comme certains membres du Parti socialiste, dont Boris Vallaud. L’ex-candidat écologiste à la présidentielle, Yannick Jadot, s'inquiète également des conséquences de cette stratégie.
Désireuse de trouver des terrains d'entente, Tondelier a proposé un « socle programmatique » partagé entre différents partis de gauche, à l'exception de La France Insoumise. Elle s'oppose fermement à l’approche de Mélenchon, en raison de ses prises de position controversées. Ses récentes déclarations polémiques ont profondément divisé la gauche.
Tondelier prône une prospérité écologique
Parmi ses propositions pour 2027, Tondelier plaide pour une augmentation du Smic, une hausse de 15 % des salaires des enseignants sur le quinquennat, ainsi que la régularisation des travailleurs sans-papiers. Elle insiste sur la nécessité de porter des idées positives et engageantes pour séduire l'électorat : « Il faut donner envie aux gens », a-t-elle affirmé. Sa vision inclut aussi des thématiques comme la solitude et la Sécurité sociale écologiste.
Lors d'un conseil fédéral extraordinaire, Tondelier a été confrontée à des opposants qui jugent les récentes élections municipales comme une « défaite » douloureuse pour Les Écologistes. Karima Delli, ex-eurodéputée, déplore un manque de focus sur le bilan des maires écologistes, reprochant à Tondelier de privilégier la présidentielle.
La députée Sandrine Rousseau, autre voix dissidente, critique la stratégie du parti, qui a préféré s'allier avec le PS plutôt qu'avec LFI, en utilisant la métaphore de la grenouille plongée dans une casserole d'eau chaude, pour illustrer la lenteur d'une réaction aux risques potentiels.







