Face à la presse, vendredi 3 avril 2026, Vincent Brengarth, l’avocat de Rima Hassan, a remis en question la légitimité du placement en garde à vue de sa cliente, survenu la veille.
« La garde à vue d’hier est totalement illégale ». C’est ainsi que, dans l'après-midi du 3 avril, l’avocat de l’eurodéputée Rima Hassan a exprimé son indignation. Dans une déclaration aux journalistes, il a affirmé que l'emprisonnement de son cliente à Paris était contesté non seulement sur le plan légal mais aussi sur ses conditions.
Vincent Brengarth a fait état d'un « dévoiement » de la procédure judiciaire par le parquet, qui a contourné la protection d’immunité dont bénéficient les parlementaires européens. « Rima Hassan n'a jamais manqué à ses obligations », a-t-il insisté, rappelant que sa cliente s'était rendue à plusieurs auditions précédemment sans aucune opposition. Il a également souligné que « le risque de fuite est totalement inexistant ».
Enquête sur les fuites d'informations
Les « fuites » d'informations durant la garde à vue, qui sont désormais l'objet d'une enquête pour violation du secret judiciaire, ont été sévèrement critiquées par l'avocat. Il a qualifié cette situation d' « incongrue et absurde », estimant qu'elle violait manifestement les droits de Rima Hassan. Selon lui, ces fuites ne peuvent être considérées comme « fortuites ». Cette affaire met également en lumière les doutes qui persistent autour de la procédure, évoqués par plusieurs experts juridiques dans des analyses récentes.
Pour ce qui est des conséquences, l'affaire semble mobiliser divers acteurs politiques, alors que des voix s'élèvent pour défendre les droits des parlementaires dans le cadre de procédures judiciaires. Certains avancent que l'affaire de Rima Hassan devrait inciter à une réflexion plus profonde sur les protections accordées aux élus, notamment au sein de l'Union européenne.







