Le Département du Loiret a voté ce vendredi son budget 2026, intégrant un plan d'économies de 55 millions d'euros. Les restrictions massives, déjà dénoncées par les élus de gauche, auront un impact direct sur les plus vulnérables.
Ce budget, qui s'élève à 765 millions d'euros, marque une diminution de 35 millions d'euros par rapport à 2025, représentant une baisse de 4%. Les douze représentants de la gauche, traditionnellement en position d'abstention, ont cette fois voté contre le projet, une rareté qui souligne leur indignation.
Les raisons de telles coupes budgétaires
Cette stratégie d'économies est justifiée par la situation financière dégradée du Département. Parmi les points saillants du plan figurent : une diminution de 10 à 20% des aides aux associations, la suppression d'environ cent postes, et une réduction de 15% des subventions destinées aux communes. La rétrogradation de la maintenance routière et l'annulation du festival de musique de Sully-sur-Loire sont également notables.
Les voix de l'opposition s'élèvent
Les élus de gauche décrient une volonté systématique d'économiser sans prendre en compte les besoins réels de la population. Pour Mathieu Gallois du PCF, des économies réalisées sur le dos des CCAS (Centres Communaux d'Action Sociale) soulignent des choix discutables. "C'est particulièrement préoccupant", estime-t-il, pointant des restrictions dans l'aide pour les produits de première nécessité.
Parallèlement, Hugues Raimbourg, un élu écologiste, évoque des dépenses non essentielles qui échappent à cette logique austéritaire, comme celles accordées à certains collèges privés ou à l'aéroport de Saint-Denis-de-l'Hôtel, ce qui soulève des interrogations éthiques sur les priorités du Département.
Légitimité des choix budgétaires ?
Pour sa part, Marc Gaudet, président (UDI) du Département, défend ces décisions comme étant "responsables". "Nous avons fait le nécessaire pour améliorer notre situation financière", indique-t-il, tout en précisant que les dépenses liées à la protection de l'enfance resteront intactes.
Toutefois, ces coupes sont perçues par l'opposition comme des reculades face aux enjeux sociaux actuels. Vanessa Slimani (PS) met en avant le fait que ces économies pourraient fragiliser les associations et les services d'insertion nécessaires en période de crise.
Face à ces critiques, Gaudet répond que l'opposition n'apporte pas de solutions alternatives viables. Alors que la bataille pour l'équilibre budgétaire se poursuit, les répercussions de ces choix restent au cœur des débats dans le Loiret.







