Olivier Rioult, porte-parole de l’équipe de campagne de Franck Allisio et récemment élu maire des 11e et 12e arrondissements, a formellement contesté les résultats des dernières élections municipales en déposant un recours devant le tribunal administratif. En cause, des « pratiques irrégulières » qui, selon lui, auraient entaché le scrutin.
Ce développement a suscité de vives réactions à Marseille, à peine deux semaines après l'élection de Benoît Payan (DVG), qui a remporté la mairie. Le Rassemblement national semble déterminé à aller au bout de sa contestation et affirme avoir recueilli des preuves d'irrégularités, rapportant un grand nombre de signatures suspectes dans les cahiers d'émargement des bureaux de vote. La Provence rapporte que cette situation soulève des interrogations quant à la validité du scrutin.
Durant la campagne, le RN avait déjà soulevé des doutes concernant l'inscription sur les listes électorales de personnes très âgées, parmi lesquelles d'étranges cas de supercentenaires, rendant la situation encore plus suspecte. Olivier Rioult, s’appuyant sur des exemples tangibles, estime que ces éléments doivent être examinés en profondeur. « On ne peut pas fermer les yeux sur ces irrégularités, même après la fin de la campagne », a-t-il déclaré au Figaro.
Le recours déposé, loin d'être une simple manœuvre politique, pourrait avoir des répercussions concrètes sur la carrière de Franck Allisio, déjà en position de cumul de mandats après avoir été réélu député des Bouches-du-Rhône. En effet, cette situation lui permettrait de conserver ses fonctions actuelles tout en attendant le jugement dans cette affaire. Une source locale a souligné que « l'écart de voix est conséquent » entre Allisio et le Printemps marseillais, qui a obtenu 54,34% des voix, rendant l'issue difficile à prédire.
Les équipes de Benoît Payan ont déjà été mentionnées dans le cadre de cette affaire. Elles confirment avoir été informées par la préfecture et se sont montrées ouvertes à la collaboration avec les autorités compétentes. En somme, ce conflit électoral met en lumière une dynamique politique tendue à Marseille, où chaque camp semble déterminé à défendre sa position jusqu’au dernier recours.







