La ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a qualifié d'« insupportables et indignes » les propos visant le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. S'exprimant sur France Télévisions, elle a souligné que ces attaques devraient « révolter chaque Français et chaque républicain ».
Au sujet des commentaires racistes proférés contre Bagayoko, Bergé a affirmé : « Je n’ai pas d’indignation à géométrie variable. Peu importe l'origine politique, ces élus sont la cible d'attaques liées à leur couleur de peau. C'est du racisme, et c'est totalement inacceptable. »
Ces propos surviennent alors que deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris : l'une pour injure publique, l'autre pour cyberharcèlement, suite à une émission diffusée sur CNews. Dans cette émission, des déclarations controversées ont été faites, qualifiant le maire de Saint-Denis, entre autres, de « mâle dominant » et évoquant de manière maladroite la notion de tribu. Le psychologue Jean Doridot a, par exemple, évoqué les racines primates de l’humanité, ce qui a été perçu comme inapproprié par de nombreux spectateurs.
Suite à ces incidents, Aurore Bergé a exprimé son indignation, rappelant l'importance de protéger la dignité des élus face à de tels discours. Elle a ajouté que la nature de ces attaques ne doit pas être tolérée dans une société démocratique.
La chaîne CNews a également été au centre d'une controverse, amplifiant le débat public sur le racisme et la représentation des minorités dans la politique française.
Ces événements soulignent une réalité préoccupante : les insultes racistes continuent d'affecter la politique moderne. Selon le sociologue des médias, Dr. Antoine Clément, « ces incidents ne sont pas isolés et mettent en lumière une tendance inquiétante dans le discours public, souvent exacerbée par des plateformes médiatiques. »







