Rima Hassan, eurodéputée et membre de La France Insoumise, a été placée en garde à vue ce jeudi après un tweet controversé faisant référence à Kōzō Okamoto, un auteur d'attentat en 1972. Les forces de l'ordre ont également retrouvé des drogues synthétiques dans ses affaires personnelles lors de son interpellation.
Cette récente affaire a été rapportée par La Dépêche du Midi, qui souligne l'importance du message posté par l'élue. Dans ce tweet retiré depuis, Hassan évoquait Okamoto en louant son engagement envers la cause palestinienne et son prétendu "devoir de résistance".
Kōzō Okamoto est en effet connu comme l'un des survivants du groupe armé responsable de l'attaque à l'aéroport de Lod, qui a causé la mort de 26 personnes. Ce lien dramatique avec un acte terroriste alimente les accusations d'apologie du terrorisme qui pèsent maintenant sur Rima Hassan.
La vigilance des autorités a été aiguisée par une dénonciation faite par le député du Rassemblement National, Matthias Renault. Il a alerté la procureure de la République, dénonçant le tweet comme une incitation à la violence, soutenu par une plainte de l'Observatoire juif européen.
Cependant, ce n'est pas la première fois que Rima Hassan se retrouve sous le feu des projecteurs pour des accusations de ce type. Depuis fin 2023, elle fait l'objet d'une enquête judiciaire liée à des propos considérés comme favorables au Hamas, surtout suite aux événements tragiques du 7 octobre.
En ce qui concerne la découverte de drogues dans ses effets personnels, plusieurs médias, dont France Info, rapportent que l'élue a affirmé avoir acquis du CBD à Bruxelles. Les drogues découvertes dans son sac auraient été mises là à son insu. La vaste enquête inclut également des charges de transport et de détention de substances illicites, avec un refus allégué de se soumettre aux relevés signalétiques.
Les soutiens de Rima Hassan n'hésitent pas à dénoncer ce qu'ils qualifient de "police politique". Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a critiqué vigoureusement la situation, tandis que Manon Aubry a mis en avant le harcèlement judiciaire présumé de la part des autorités.







