Les lunettes de soleil d'Emmanuel Macron ont suscité de nombreux détournements sur les réseaux sociaux et s'imposent désormais comme un instrument de communication stratégique dans le contexte des tensions entre l'Europe et les États-Unis.
Lors de son discours à Davos le 20 janvier, Donald Trump n'a pas hésité à railler Macron sur ses choix vestimentaires, en affirmant : "Il a essayé de faire le dur à cuire". Cette intervention, bien loin des enjeux politiques, a mis en lumière le rapport particulier entre mode et pouvoir.
Ces lunettes, au-delà de leur fonction esthétique, ont prise une dimension surprenante et politique. Le quotidien britannique The Telegraph s'est même demandé : "Les lunettes de soleil de Macron peuvent-elles sauver l'Occident ?". Ce regard critique confirme l'évolution de cet accessoire vers un symbole fort dans le paysage politique mondial.
Macron, arborant ces lunettes pour masquer des problèmes de vision, a cependant su les transformer en un atout de communication lors de son discours face aux nouvelles menaces de Trump sur les droits de douane et l'acquisition du Groenland.
Dans ce cadre, il a réaffirmé la nécessité de ne pas accepter un ordre mondial régi par la force, prônant le respect et l'état de droit. Ses propos résonnent comme une mise en garde face à l'« impérialisme » contemporain.
Les lunettes d'une marque française, Henry Jullien, ont vu leur popularité exploser grâce à cette médiatisation. Avec plus de cinq millions de vues sur les réseaux sociaux, le discours de Macron a captivé l'attention mondiale, galvanisant à la fois les opinions et les parodies.
Une image de puissance
Selon le professeur de communication Philippe Moreau-Chevrolet, ces lunettes ont joué un rôle crucial dans le message délivré par Macron : "Elles ont apporté une dimension cool et virile, renforçant son image face à Trump". Cette analyse est encouragée par The Telegraph, qui affirme que les lunettes d'aviateur du président français ont fait de lui un acteur dominant à Davos.
Malgré tout, certains experts rappellent que Macron, avec ses choix stylistiques, court le risque de passer pour le "prétentieux", à moins que son message politique ne soit fort. Philippe Moreau-Chevrolet conclut : "L'accessoire, s'il n'est pas couplé à un discours solide, peut devenir ridicule".







