Alors que Donald Trump remet sur le devant de la scène son projet d'acquisition du Groenland, territoire stratégique sous souveraineté danoise, la réaction des Américains s'avère majoritairement négative. Selon un récent sondage CNN, seuls 26 % des citoyens soutiennent une politique expansionniste en hémisphère occidental. Cette hostilité est d'autant plus marquée lorsqu'il s'agit du Groenland, avec 69 % des sondés s'opposant fermement à une prise de contrôle par la force.
Les préoccupations économiques actuelles, notamment l'inflation et le coût de la vie, semblent peser lourd sur l’opinion publique. En effet, un sondage de CBS News révèle que 75 % des Américains estiment que l'administration Trump devrait se concentrer davantage sur la réduction des prix, et non sur des ambitions territoriales claires.
Les principaux dirigeants républicains, tels que Mike Johnson et John Thune, ont également désavoué l'idée d'une intervention militaire, la qualifiant d'« inappropriée » et précisant qu’ils ne considèrent pas cette option sérieusement. Ces déclarations contrastent avec la position de la Maison-Blanche, qui insiste sur l'importance de cette démarche pour la sécurité nationale des États-Unis. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a affirmé que l'acquisition du Groenland demeurait une priorité et qu'une intervention militaire n'était pas écartée.
Les voix s'élèvent même parmi les membres du Congrès pour restreindre toute action militaire unilatérale, à l'image du sénateur démocrate Tim Kaine, qui envisage de soumettre une résolution sur cette question.
Dans un contexte où la majorité des Américains semblent désintéressés par cette vision expansionniste de Trump, l'avenir des ambitions groenlandaises du président américain demeure incertain. Les détracteurs avancent que l'engagement militaire et politique à l'étranger devrait être remplacé par des efforts pour résoudre les problèmes internes aux États-Unis.







