Un incident a nécessité l'évacuation de trois cents personnes dans un quartier de Sarcelles après la découverte d'une arme de guerre dans un véhicule suspect.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a pris en charge, ce dimanche 12 juillet 2026, une affaire délicate suite à la mise au jour d'armes et de chargeurs de munitions dans un véhicule à Sarcelles. Cette ville, fortement peuplée par une communauté juive, est désormais sous le coup d'une enquête sérieuse. Selon le Pnat, les investigations portent sur de potentielles associations de malfaiteurs terroristes en préparation de crimes liés à la détention d’armes de catégories A et B, en lien avec une activité terroriste.
Les autorités ont rapidement délégué les enquêtes à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire, qui s'attachent à déterminer les circonstances exactes de cette découverte.
Retrouvé à proximité d’une synagogue
Lors de l'incident, trois cents personnes ont été évacuées d'un quartier fréquenté de Sarcelles, en raison d'un signalement concernant un véhicule suspect. Celui-ci contenait, selon des déclarations officielles du ministre de l’Intérieur, l’équivalent d'« une arme de guerre ».
Laurent Nuñez a précisé dans un entretien accordé à BFMTV que le véhicule a été localisé « à proximité d'une synagogue », bien que pas immédiatement adjacente. Il a déclaré que les motivations demeurent encore floues et que les individus associés à ce véhicule n’ont pas été identifiés jusqu'à présent.
Un périmètre de sécurité a été établi autour du véhicule, stationné non loin de lieux fréquentés tels que des restaurants et un cinéma. Le ministre a salué la réactivité des forces de l'ordre, jugée « remarquable » par ses services de renseignement.
Trois attaques déjouées depuis le début de l’année
Après le passage des démineurs, qui n'ont pas trouvé d'explosifs, il a été confirmé que le véhicule contenait un fusil d'assaut et une arme de poing. Cette situation a été décrite comme « inquiétante », le véhicule ayant été identifié comme étant « volé », selon une source policière.
Laurent Nuñez a également fait état de trois attaques ayant été déjouées depuis le début de l’année, notamment celle d'un gendarme attaqué au couteau en février sous l’Arc de Triomphe, alors que se tenait la cérémonie de ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu. Ces événements soulignent une inquiétude croissante face à la montée des menaces en matière de sécurité publique.







