La raffinerie de pétrole d'Omsk, la plus imposante de Russie, a dû suspendre ses opérations suite à une attaque de drones ukrainiens survenue lundi 6 juillet, selon plusieurs sources sectorielles. L'incendie d'une unité clé, la CDU-10, a entraîné l'arrêt immédiat des ventes de carburant, menaçant gravement l'approvisionnement pétrolier en Russie.
Cette frappe, qui marque une première dans la portée des opérations ukrainiennes, a gravement endommagé l'infrastructure de la raffinerie d'Omsk. Anatoli Serychev, représentant de Vladimir Poutine en Sibérie, a affirmé qu'aucun membre du personnel n'a été blessé par l'attaque, mais que l'évaluation des dommages est en cours, sans précisions sur la gravité de la situation.
Un tiers de la capacité de production impactée
Cette opération militaire visait un site stratégique et représente un tournant dans le conflit qui dure depuis près de cinq ans. À la suite de l'attaque, des responsables ont précisé qu'une unité de distillation, la CDU-10, qui constitue environ 38 % de la capacité de l'usine, a été mise hors service, aggravant davantage la crise du carburant en Russie.
Depuis la frappe, la raffinerie d'Omsk a suspendu ses ventes sur le marché international de Saint-Pétersbourg. Les rapports indiquent également que l'autre unité clé, la CDU-11, même si elle n'a pas subi de dommages directs, a vu certaines de ses connexions essentielles gravement affectées.
440 000 barils par jour, normalement
Malgré ces difficultés, certaines sources restent optimistes, affirmant que la CDU-11, récemment mise en service, pourrait redémarrer dans un avenir proche. Actuellement, il existe deux autres unités de raffinage qui pourraient théoriquement reprendre leur activité, bien que leur production totale soit limitée. En 2024, Omsk a traité environ 22 millions de tonnes de pétrole, soit environ 440 000 barils par jour, et produit près de 5 millions de tonnes d'essence et 8 millions de tonnes de diesel, selon Banque de France.







