Intitulée "Pas de retour aux affaires tant que la justice n'a pas répondu", la pétition, lancée le 12 juin par les familles des victimes, réclame une suspension de l'exploitation des établissements liés à Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar Le Constellation, où un terrible incendie a causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres durant la nuit du 31 décembre 2025.
Avec près de 27 000 signatures, le texte exige que toute réouverture soit différée jusqu'à la conclusion des enquêtes judiciaires. Les établissements en question sont "Le Vieux Chalet" à Lens et "Le Senso" à Crans-Montana. D'après des sources de BFMTV, les Moretti pourraient rouvrir ces lieux sous une nouvelle gestion, sans cependant vendre la propriété.
Actuellement, ces établissements restent sous séquestre le temps de l'enquête, selon l'avocat Me Didier Elsig. Aucun obstacle juridique ne les empêche encore de rouvrir les portes, bien que des autorisations officielles restent à obtenir.
« Apprendre que des établissements liés aux mises en cause pourraient reprendre leurs activités commerciales, comme si rien ne s’était passé, est insupportable pour les victimes et leurs familles », lit-on dans la pétition.
En matière judiciaire, Jacques et Jessica Moretti vivent toujours à Lens, sous contrôle judiciaire, avec des conditions restrictives pour éviter une fuite. En mars, une hospitalisation pour état dépressif a retardé certaines auditions. Au cours de leur dernière audition, Jessica Moretti a présenté un certificat de facture controversé, générant des doutes quant à l'origine de la mousse isolante impliquée dans l'incendie.
Le couple Moretti sous contrôle judiciaire
Jacques et Jessica sont sous le coup d’une enquête pour homicide par négligence et différents chefs d'accusation. Ils pourraient faire face à des révélations qui corroborent les allégations de négligence, notamment les risques associés à la mousse isolante installée dans leur bar, pointée comme un facteur clé de l'incendie.
Une nouvelle enquête ouverte
Un SMS de Jessica Moretti, daté de 2019, a suscité des inquiétudes sur sa conscience des risques d'incendie. Les avocats des familles victimes considèrent cela comme une preuve de négligence, tandis que la défense tente de démontrer qu'il s'agit d'une simple précaution vis-à-vis des employés.
Alors que les familles continuent d'attendre vérité et justice, elles s'opposent fermement à toute réouverture prématurée des établissements, plaidant pour un respect des victimes et une prise en compte des souffrances endurées.







