Deux jours après le double séisme ayant frappé le Venezuela, le pays est plongé dans l'angoisse. Les opérations de secours se poursuivent dans un paysage de désolation, alors que le bilan provisoire de 589 décès pourrait encore quintupler. En effet, des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues.
Ce vendredi 26 juin, les secours intensifient leurs efforts de recherche au milieu des gravats, tandis que l'aide internationale commence à affluer. Le double tremblement de terre, avec des magnitudes respectives de 7,2 et 7,5, a eu lieu mercredi 24 juin à 18h04 locales. Selon le Service géologique des États-Unis (USGS), cette secousse est le tremblement de terre le plus puissant que le pays ait connu depuis un siècle, provoquant également 2980 blessés.
Des secousses particulièrement dévastatrices
La catastrophe a frappé alors que de nombreux Vénézuéliens étaient chez eux, la journée étant un jour férié. Dans les zones côtières, comme La Guaira, les destructions sont impressionnantes. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des constructions s'effondrant comme des cartes de jeu. Des familles en détresse explosent en larmes au milieu des décombres, attendant désespérément des nouvelles de leurs proches.
Les craintes d'un bilan humain bien plus lourd se renforcent. L'USGS a alerté sur la possibilité d'un nombre de victimes pouvant dépasser les 10 000, avec un risque calculé à 17 % que ce chiffre atteigne les 100 000. Les autorités, comme l'indique Reuters, s'attendent à une mise à jour alarmante.
Une plateforme pour signaler les disparus
Un site internet innovant a été lancé pour permettre aux Vénézuéliens de signaler la disparition de leurs proches. Selon le dernier état des lieux, près de 50 000 personnes restent signalées comme disparues, tandis que 7 784 ont été retrouvées. Ces chiffres, bien qu'inquiétants, restent à confirmer.
La Mission internationale indépendante d'enquête sur le Venezuela des Nations unies a demandé aux autorités de lever les restrictions sur l'accès aux réseaux sociaux, soulignant que la propagation de l'information pourrait sauver des vies. Bien que certaines régions aient vu un retour à la connexion, la situation demeure critique.







