Mercredi, le président russe Vladimir Poutine reçoit plusieurs dirigeants asiatiques à Kazan, alors que le sommet du G7 se déroule en parallèle en France. Cet événement arrive sur fond de tensions croissantes suite à l'invasion de l'Ukraine.
Les hôtes de M. Poutine comprennent des représentants de Thaïlande, du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de Malaisie, de Singapour, ainsi que des Philippines. C'est un rassemblement marquant pour célébrer les 35 ans de coopération entre la Russie et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).
Le Kremlin a annoncé que ce sommet de deux jours permettra d’aborder des enjeux majeurs, y compris une évaluation des succès du partenariat Russie-Asean et des objectifs futurs dans les domaines économiques et sécuritaires.
À la suite de sanctions occidentales sévères imposées depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie ambitionne de rediriger ses exportations notamment vers l'Asie. Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a souligné l’importance de cette rencontre, cherchant à garantir des approvisionnements stables en pétrole russe pour son pays.
De son côté, lors du sommet au G7, le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité de rétablir des sanctions sur le pétrole russe, maintenant que les prix du brut ont chuté.
En dépit de cette réorientation vers l'Asie, l'économie russe fait face à des défis majeurs tels qu'une inflation élevée et des pénuries de main-d'œuvre. Les analystes, comme ceux du journal Le Monde, indiquent que l'armée russe rencontre des difficultés sur le terrain en Ukraine, exacerbées par l’omniprésence des drones qui rendent toute avancée périlleuse.
Les dirigeants du G7, tandis qu'ils cherchent à intensifier la pression sur Moscou, restent déterminés à agir pour mettre fin au conflit. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a toujours exprimé sa volonté de négocier directement avec Poutine, une proposition que le président russe a jusqu'à présent rejetée, la considérant prématurée.
Pour accentuer la pression sur Poutine, les responsables du G7 ont convenu d'augmenter les sanctions, plus particulièrement sur les hydrocarbures. Dans ce contexte, les frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes se sont intensifiées, visant à réduire les revenus que la Russie tire de ses exportations.







