Depuis la découverte tragique du corps de Lyhanna, âgée de 11 ans, le 4 juin dans le Gers, de nombreuses révélations sont venues alimenter l’enquête autour de Jérôme Barella, le principal suspect. Antécédents judiciaires, comportements alarmants et une multitude de signalements : le parcours de Barella appelle à une vigilance accrue.
Le quotidien Le Monde révèle que l’organisme américain NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children) avait alerté les autorités françaises sur Jérôme Barella à plusieurs reprises, bien avant le drame. En effet, l’Ofmin, le service de la direction nationale de la police judiciaire en charge de la protection des mineurs, avait reçu des signaux d’alerte sur cet individu.
Qu'est-ce que le NCMEC ?
Créé en 1984, le NCMEC joue un rôle crucial dans la protection des enfants contre les abus sexuels en recueillant des signalements provenant de diverses plateformes numériques (Instagram, Facebook, etc.) lorsqu’un contenu à caractère pédocriminel est détecté. Ses équipes transmettent ensuite ces alertes aux autorités compétentes pour enquête.
Chaque année, des centaines de milliers de signalements sont adressés au NCMEC. Bien que les alertes puissent ne pas comporter l’identité complète du suspect, elles incluent des informations cruciales comme des adresses IP ou des données de connexion. En France, ces alertes sont envoyées à l’Ofmin, qui ne peut malheureusement traiter qu’une fraction de ces signalements en raison de leur volume élevé.
Dans le cas de Lyhanna, il est alarmant de constater que les alertes concernant Jérôme Barella dataient de plusieurs mois sans avoir été escaladées vers le système judiciaire, comme l’indiquent nos confrères. Ces manquements soulèvent des questions pressantes sur l’efficacité des mécanismes de protection et la responsabilité des autorités.







