Ce jeudi 11 juin, les ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne ont été conviés au ministère russe des Affaires étrangères, dans un contexte de tensions croissantes suite aux récents événements en Ukraine. Ces discussions interviennent après un sommet à Londres avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Lors de la rencontre de dimanche dernier à Londres, les dirigeants européens avaient exprimé leur soutien à une proposition de Zelensky, préconisant un « dialogue direct » entre l'Ukraine et la Russie pour tenter de mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans. Les ambassadeurs, en conversation avec le vice-ministre Mikhaïl Galouzine, ont promis de rendre public un communiqué concernant les résultats de ces pourparlers dans la journée.
Malgré cela, Moscou a dénoncé, dans un communiqué, la « politique destructrice » des trois nations envers l'Ukraine, les accusant de vouloir « prolonger la guerre contre la Russie » à des fins géopolitiques, sans tenir compte des enjeux pour l'Europe. Le président russe, Vladimir Poutine, avait affirmé récemment ne pas envisager de rencontre avec Zelensky sans qu'un avant-projet de paix ait été élaboré au préalable.
La centrale de Zaporijjia privée d’alimentation électrique
Dramatiquement, la centrale nucléaire de Zaporijjia a subi une coupure d'électricité externe après une frappe sur un poste électrique de secours, selon l' Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ce coup dur pourrait avoir des répercussions graves sur la sécurité nucléaire, d'autant plus qu'il s'agit de la 19e fois depuis le début du conflit que la centrale perd ainsi son alimentation, faisant planer un risque accru d'accident.
Rafael Grossi, le directeur général de l'AIEA, a qualifié cette situation d'« extrême fragilité » du réseau électrique, soulignant les dangers associés aux opérations nucléaires en zone de conflit. Il a de nouveau appelé à faire preuve de « retenue militaire » pour éviter un drame.
La centrale, contrôlée par les forces russes, n’a pas été connectée à sa ligne principale de 750 kV depuis le 24 mars, ce qui rend la situation encore plus préoccupante.
Ce nouvel incident met en exergue non seulement la complexité des relations internationales, mais également les enjeux cruciaux de sécurité nucléaire en temps de guerre, comme le notent plusieurs analystes. Richard Neuville, expert en géopolitique, déclare : « La situation de Zaporijjia est symptomatique des tensions existantes et montre que chaque défaillance pourrait avoir des conséquences catastrophiques. »







