Dans un courrier envoyé au ministre, le mouvement a souligné la nécessité d'établir un cadre permettant une communication claire entre les différents acteurs politiques. Selon LFI, cette instance réunirait des représentants des différents candidats pour une meilleure transparence sur les manipulations électorales potentielles.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a déclaré à la presse : "Nous sommes prêts à dialoguer sur ce sujet d'intérêt national qui dépasse les clivages partisans. L'objectif est de garantir une élection où les Français pourront choisir leur avenir librement."
Au-delà de la surveillance, LFI souhaite également des mesures législatives visant à pénaliser les ingérences basées sur des technologies comme les bots ou l'intelligence artificielle. Ils militent pour l'interdiction du ciblage politique basé sur le profilage des données personnelles durant la période électorale.
Création d'une "Haute Autorité Électorale"
En parallèle, le mouvement plaide pour la mise en place d'une "Haute Autorité Électorale" afin de renforcer la sécurité et la organisation des scrutins en France. Cette structure serait essentielle pour assurer une coordination efficace entre les différentes administrations en charge des élections.
Dans leur lettre, LFI exprime des doutes concernant la volonté du gouvernement à lutter efficacement contre les ingérences électorales ciblant des opposants politiques. "Pour être véritablement efficace, cette lutte doit être menée hors de tout intérêt partisan", met en garde la formation de Jean-Luc Mélenchon.
La réunion qui s'est tenue à Matignon le 11 juin visait à clarifier les enjeux des ingérences passées, notamment celles qui ont affecté certains candidats de LFI lors des élections municipales. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur une possible ingérence d'origine israélienne, soulignant l'urgence de prendre des mesures préventives avant 2027.
En avril, Emmanuel Macron a aussi annoncé un projet de loi pour contrer les ingérences étrangères, incluant des accusations spécifiques à l'encontre de la Russie concernant l'utilisation de faux comptes sur les réseaux sociaux en période électorale.







