En 2025, le Japon a atteint un chiffre alarmant, avec un taux de fécondité tombé à 1,14 enfant par femme, d'après des données officielles publiées mercredi. Cet indice souligne l'aggravation de la crise démographique qui frappe la quatrième économie mondiale.
Avec l'un des taux de natalité les plus bas au monde, le pays fait face à une population vieillissante et en déclin. Cela engendre de graves problèmes tels que des pénuries de main-d'œuvre, une hausse des dépenses de sécurité sociale, et une diminution du nombre de contribuables, selon l'analyse de France 24.
Ce chiffre représente une baisse de 0,01 par rapport à l'année précédente, marquant ainsi dix années consécutives de déclin. En 2025, seulement 671.236 naissances ont été enregistrées, une diminution d'environ 15.000 par rapport à 2024, et le plus bas jamais observé depuis le début des relevés en 1899.
Ces statistiques suivent des données publiées en février, qui prenaient en compte les naissances de bébés non japonais et ceux nés à l'étranger. Cette fois-ci, les chiffres ne concernent que les nouveaux-nés japonais sur le sol nippon.
Les analyses mettent en lumière un déclin beaucoup plus rapide que prévu. En effet, selon l'Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale, la baisse pourrait être de 15 ans plus rapide que les anticipations, dit le journal Asahi Shimbun.
En 2023, l'institut avait prévu qu'il ne faudrait pas attendre avant 2040 pour que le nombre annuel de naissances tombe sous les 680.000, rapportait la chaîne publique NHK.
Parallèlement, un recensement quinquennal mené en mai a révélé une baisse inédite de la population totale, chutant de 2,5 % sur cinq ans.
Si l'immigration est souvent suggérée comme une solution à cette contraction démographique, la Première ministre Sanae Takaichi adopte une approche plus stricte envers l'accueil d'étrangers.
Pour faire face à ce défi, les dirigeants nippons ont mis en place des initiatives visant à encourager la natalité et les mariages, en augmentant les allocations éducatives et en subventionnant les congés parentaux, même en lançant des applications de rencontres pour stimuler les unions, selon le Japan Times.







