À 55 ans, Jean-Jacques Richard partage son expérience face à l'indifférence des recruteurs après la liquidation de son entreprise. Dans son ouvrage Je suis vieux et je vous emmerde, il dénonce fermement l'exclusion des seniors du marché de l'emploi et milite pour qu'on valorise leur expertise.
Lors de son passage sur RTL Midi, Richard affirme que la réponse à la question de savoir s'il est trop vieux pour travailler est un retentissant non. Après avoir fait face à la fermeture de son entreprise en 2022, suite aux effets de la pandémie, cet homme a envoyé 33 CV, mais sans obtenir le moindre retour. "Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le silence", confie-t-il. Un silence qu'il relie à son âge : "À cette époque, j'avais 55 ans", explique-t-il avec une pointe de frustration.
Cette expérience l’a poussé à publier un message galvanisant sur LinkedIn qui a su toucher un large public. "Je suis vieux et je vous emmerde" a rapidement fait le tour des réseaux, à sa grande surprise. Il admet qu'à 55 ans, il ne se considérait pas du tout comme un senior, et a été étonné par l'ampleur de la réponse qu'il a reçue.
Un des plus bas taux d'emploi des seniors en Europe
Jean-Jacques Richard n'hésite pas à pointer du doigt un modèle qui, selon lui, ne tient pas compte des personnes ayant consacré leur vie au travail. Il souligne que ces seniors méritent bien mieux que de se retrouver confondus avec une société qui les ignore. Les statistiques confirment cette situation difficile : seulement 60 % des personnes âgées de 55 à 64 ans en France ont un emploi, selon la Dares. C'est 23 points de moins que leurs homologues âgés de 25 à 49 ans, plaçant ainsi la France parmi ceux des pays européens où le taux d'emploi des seniors est le plus faible.
Richard mentionne l'exemple inspirant de la Suède où 78 % des seniors travaillent, contrastant vivement avec les 60 % en France. "Nous avons encore un long chemin à parcourir", insiste-t-il.
À 55 ans, on n’est pas vieux
Jean-Jacques Richard, auteur de Je suis vieux et je vous emmerde
Avec conviction, Jean-Jacques Richard rejette l'idée que l'âge de 55 ans représente un déclin. "À 55 ans, on n’est pas vieux", martèle-t-il, tout en demandant une reconnaissance plus forte et significative de l'expérience des seniors dans le monde professionnel.







