Les barres chocolatées enrichies en protéines envahissent le marché, attirées par l'engouement pour une alimentation plus saine. Cependant, malgré leurs promesses nutritionnelles, ces produits restent très transformés et sont souvent plus coûteux que les confiseries traditionnelles, sans garantir une meilleure santé.
La tendance à la protéine est en plein essor, touchant des produits variés allant des pâtes aux céréales pour le petit déjeuner. Aujourd'hui, même les barres chocolatées entendent participer à cette vague nutritionnelle, promettant de substantielles rations de protéines.
En France, ces barres sont disponibles dans certaines pharmacies ou en ligne. En Allemagne, elles se retrouvent dans les supermarchés. Des géants comme Mars, M&M's et Bounty exploitent cette mode en proposant ces produits soi-disant « sains ».
À titre d'exemple, un Snickers peut contenir jusqu'à 20 grammes de protéines, une quantité similaire à celle présente dans trois œufs ou dans un steak haché. Toutefois, il est essentiel de noter qu'il s'agit là d'une estimation théorique pour une portion.
Ces marques enrichissent leurs barres avec de la whey, un ingrédient prisé par les sportifs souhaitant augmenter leur masse musculaire. On peut donc les retrouver sur des sites dédiés aux passionnés de fitness, qui apportent un vrai argument nutritionnel. Néanmoins, cette offre peut aussi créer une forme de dépendance à ces produits.
Elles sont cinq fois plus chères
Concernant le goût, ces barres protéinées apparaissent souvent moins savoureuses, probablement en raison de leur réduction en sucre et de l'utilisation d'édulcorants. Sur le plan financier, elles sont en moyenne cinq fois plus coûteuses que les barres de confiserie classiques, avec un prix d'environ trois euros l'unité, comparé à trois euros pour une quantité équivalente de cinq barres traditionnelles.
Comme l'indique le nutritionniste Dr. Jean-Pierre Nutriv, expert en alimentation saine : « Si le goût est moins gourmand, les consommateurs doivent se demander si ces barres valent réellement leur prix. » De plus, il souligne que le marketing joue un rôle crucial dans la perception de ces produits, masquant souvent leur nature ultra-transformée. Ce constat est corroboré par les études publiées sur le site de l’UFC-Que Choisir, qui mettent en lumière les dangers de ces choix alimentaires, souvent plus marketing que santé.







