Le sergent Anicet Girardin, mort de ses blessures le 22 avril, sera honoré lors d'une cérémonie ce mardi 28 avril, dans le cadre du 132e régiment d'infanterie cynotechnique (RIC) à Suippes. Cet événement, prévu pour commencer à 11 heures, sera présidé par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et rassemblera plusieurs figures militaires, dont le général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de terre.
Le sergent Girardin, promu à titre posthume, est le deuxième militaire français à perdre la vie depuis le début du conflit entre Israël et les États-Unis contre l'Iran, qui a débuté le 28 février. Le lieutenant-colonel Alexandre décrit Girardin comme un "meneur d'hommes charismatique, apprécié de tous". En évoquant sa mémoire, il souligne combien ce soldat déclenchait l'adhésion et le respect de ses pairs.
La cérémonie sera marquée par une atmosphère de vive émotion. Un camarade de Girardin a témoigné à franceinfo : "On pense à sa famille, à son petit bébé de 2 ans. L'armée, c'est une famille. Cela me fait mal au cœur". Ce témoignage souligne les conséquences tragiques de cette perte, à la fois pour l’institution militaire et pour ses proches.
Un autre soldat, l'adjudant Florian Montorio, avait également été tué lors de la même embuscade. Montorio, père de deux filles, est décédé le 18 avril, touché par un tir direct lors d'une opération dans la région de Deir-Kifa. Il avait rejoint le 17e régiment du génie parachutiste (RGP) en 2021 et était sur le point de retrouver la vie civile "d'ici quelques mois", selon son supérieur, le colonel Jérémy Akil.
Ces événements tragiques rappellent le coût humain des opérations militaires à l'étranger et l'impact que cela a sur les familles et la communauté militaire en France. Les hommages rendus aujourd'hui au sergent Girardin sont une occasion de se souvenir de son sacrifice et de lui rendre justice.







