Le 18 avril, un soldat du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban a perdu la vie au Liban dans une embuscade. Antoine Basbous, politologue et directeur de l'Observatoire des pays arabes, a immédiatement mis en avant la probabilité que le Hezbollah soit impliqué dans cet incident.
Trois autres militaires français ont également été blessés lors de cette attaque, qui a visé des casques bleus de la Finul. Alors que le Hezbollah dément toute responsabilité, Basbous assure que les circonstances pointent en faveur de leur implication : "L'embuscade a eu lieu dans un fief du Hezbollah, un endroit où d'autres déploiements armés ne pourraient exister", a-t-il déclaré lors de son intervention sur Franceinfo.
Une organisation "extrêmement structurée" et "solide"
Pour Basbous, les déclarations du Hezbollah selon lesquelles des habitants auraient attaqué les soldats masquent une réalité plus complexe. Selon lui, ces prétendus civils sont souvent des miliciens armés intégrés dans une structure parfaitement organisée : "Le Hezbollah met en avant des habitants qui, en réalité, obéissent à ses ordres".
Il questionne également l'efficacité de la Finul, chargée de surveiller le respect des accords de paix. Selon lui, les opérations menées par cette force de maintien de la paix sont entravées par les tactiques déployées par le Hezbollah : "La Finul ne peut pas remplir sa mission car des groupes armés sabotent son travail de manière systémique".
Les défis du désarmement du Hezbollah
Interrogé sur la question du désarmement du Hezbollah, Basbous a évoqué la quantité d'armements que cette organisation possède, rappelant qu'auparavant, elle avait accès à plus de 100.000 missiles et drones. "Pour désarmer le Hezbollah, il faudra se lever tôt", a-t-il déclaré avec ironie. Malgré les pertes subies pendant des accords militaires et les atteintes à son leadership, Basbous affirme que le groupe reste redoutable : "Le Hezbollah est dans le déni et continue de revendiquer des victoires même dans des situations défavorables".







