La plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans, déposée en août 2025 contre Jérôme Barella, n’a « pas été traitée comme une procédure prioritaire » dans le Gers, a déclaré ce lundi le chef de l’Inspection générale de la justice, Stéphane Noël. Les conclusions des rapports d'inspection révèlent des lacunes dans la gestion du dossier par les autorités concernées.
Selon Stéphane Noël, "le rapport objective un cumul de pertes de temps et une absence de suivi de procédure, tant de la part du parquet que de la gendarmerie à l’arrivée de la procédure au parquet d’Auch". Ces mots font écho à des préoccupations soulevées par de nombreux acteurs de la société civile, qui exigent une réévaluation des protocoles de gestion des plaintes pour viols, notamment lorsqu'il s'agit de mineurs.
Des organisations de défense des droits des enfants, comme l'Association enfants et familles victimes, ont également exprimé leur indignation face à ces révélations. Elles soulignent la nécessité d’un traitement prioritaire dans ce type d'affaires, afin de protéger les victimes et d'éviter de telles tragédies. Un expert en criminologie, contacté par nos soins, indique : "Chaque seconde compte dans le traitement d’une plainte pour viol. Les erreurs ici pourraient avoir eu des conséquences tragiques."
Cette enquête a été diligentée par les ministres Gérald Darmanin, ministre de la Justice, et Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, après la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans qui avait suscité l’émoi dans toute la France.







