Ce lundi 15 juin, le Conseil d'État se penche sur le recours des détracteurs de l’A69, qui contestent la validation du chantier par la cour administrative d’appel de Toulouse. Le principal enjeu ? La légalité de l’autorisation environnementale permettant la poursuite des travaux reliant Toulouse à Castres.
Ce recours s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités et les défenseurs de l’environnement. Selon le collectif La Voie est libre (LVEL), "il est temps que le Conseil d'État recentre ses décisions sur les normes juridiques", a déclaré l'un de leurs représentants à l’AFP. L’audience, prévue pour 14h, est attendue avec impatience par de nombreux acteurs concernés.
Mais les opposants ne cachent pas leurs attentes. "Le Conseil d'État n'aura d’autre choix que de corriger l’erreur manifeste de la cour d’appel de Toulouse", avancent-ils pour justifier leur démarche judiciaire.
Sur quoi doit statuer le Conseil d'État ?
La plus haute instance administrative de France est appelée à juger la légalité de l’arrêt rendu le 30 décembre 2025 par la cour administrative d’appel de Toulouse, qui a approuvé le projet. Cet avis a été rendu en dépit d’un jugement antérieur du tribunal administratif de Toulouse, qui, en février 2025, avait suspendu le projet d’autoroute, le considérant comme manquant d'une raison impérieuse d’intérêt public majeur (RIIPM), nécessaire pour déroger aux protections des espèces menacées.
Le chantier, défendu comme un moteur de développement pour le Tarn, vise notamment à désenclaver les zones urbaines de Castres et Mazamet. Les travaux doivent, selon le concessionnaire Atosca, s’achever à la mi-octobre. Toutefois, la décision du Conseil d'État pourrait significativement impacter ce calendrier et la réalisation de ce projet controversé.







