La récente disparition de Lyhanna à Fleurance a plongé le département du Gers dans une profonde angoisse. Face à cette tragédie, de nombreux parents choisissent d'adapter leurs comportements, nourris par une peur omniprésente. “Nous sommes tous concernés, ça peut arriver à n'importe qui”, raconte une mère visiblement marquée par l'événement.
Des témoignages au sein de la communauté révèlent une inquiétude palpable. Une jeune élève du collège où Lyhanna était scolarisée livre son ressenti : “Cela peut arriver à tous. Bien que cela me fasse peur, je sais qu'il y a des adultes pour nous protéger jusqu'à ce que nous soyons avec nos parents.”
A Hoche, une mère admet avoir déjà modifié ses habitudes : “Si ma fille est invitée à un anniversaire, je préfère qu'elle n'y aille que si je suis là.” Une mesure de précaution qui illustre la psychose ambiante créée par la disparition de l’enfant.
Se replier ce n'est pas la bonne solution
Dans ce climat d'angoisse, des experts, comme Béatrice Bergamelli, psychologue à Fleurance, soulignent que se replier sur soi n'est pas la réponse adéquate. Elle rapporte que certains parents envisagent d'installer des détecteurs dans les cartables de leurs enfants. “Sous cloche, ce n'est pas la bonne solution,” souligne-t-elle. “Il est essentiel d'accompagner nos enfants sans les priver de libertés.”
Rémy Rodriguez, responsable d'un club de taekwondo fréquenté par des jeunes, partage cette vision. Bien qu'il ait décidé d'annuler un déplacement prochain avec ses élèves, il estime que “pour avancer, nous devons continuer à mener une vie normale. Espérons que cet incident ne se reproduise jamais.”
Pour apporter son soutien, il a même lancé une cagnotte en ligne pour aider la mère d'une des victimes présumées. À travers ces initiatives, la communauté espère retrouver un équilibre tout en restant vigilante.







