La disparition de la jeune Lyhanna dans le Gers a fait surgir de nombreuses questions et préoccupations, notamment au sujet de son principal suspect, Jérôme Barella. Ce mercredi, lors d'une conférence de presse, la procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer, a détaillé les différents signalements et plaintes portant sur des violences sexuelles sur mineur à son encontre.
Les révélations des antécédents judiciaires de Jérôme Barella, déjà mis en examen dans cette affaire, ont provoqué une onde de choc au sein de la communauté. Selon Sud Ouest, des plaintes portant sur des faits de viol ont été déposées et, bien que certaines aient été classées sans suite, l’inquiétude demeure palpable.
Des alertes depuis 2017
En décembre 2017, la mère d'une adolescente avait signalé une relation jugée inappropriée entre son fils et Barella. Toutefois, cette alerte n'avait pas donné lieu à des poursuites. Clémence Meyer a précisé que les enquêteurs n'avaient pas trouvé d'éléments tangibles pour étayer un éventuel abus.
Une plainte pour viol classée sans suite en 2024
Plus récemment, une plainte a été déposée en 2022 par une victime présumée, née en 2013, qui alléguait des actes de viol commis à Montestruc-sur-Gers. Les enquêteurs de la procureure de la République d’Auch ont insuffisamment pu prouver ces accusations, ce qui a entraîné un classement sans suite en mai 2024.
Enquête administrative
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a également lancé une enquête administrative pour examiner les possibles dysfonctionnements dans le traitement de ces plaintes. Cette initiative témoigne de l'importance accordée à la sécurité et à la justice pour les victimes de violences sexuelles.
Un contexte troublé
Alors que Jérôme Barella est devenu le principal suspect de la disparition de Lyhanna, de nouvelles plaintes continuent de surgir. Ce mercredi, une nouvelle plainte pour viol sur mineur a été déposée, suscitant des interrogations sur la gestion de ces affaires. La procureure Meyer a expliqué que ces derniers développements pourraient mener à un réexamen des procédures en cours, notamment celles classées sans suite le temps de procéder aux investigations nécessaires.
La situation reste donc préoccupante, et les autorités, les familles et la communauté se mobilisent pour assurer la sécurité de tous les enfants.







