Les efforts des enquêteurs s'intensifient pour retrouver Lyhanna, une adolescente disparue à Fleurance, dans le Gers. Le général François Daoust, interrogé ce mardi sur Franceinfo, a expliqué comment les forces de gendarmerie combinent diverses méthodes de recherche, allant des battues à cheval à l'analyse des données numériques, pour détecter chaque indice pouvant les conduire à la jeune fille.
"L'espoir s'amenuise, c'est évident, mais les hommes sur le terrain s'accrochent à cet espoir", a déclaré le général. L'enquête se concentre actuellement sur le véhicule d'un homme âgé de 41 ans, principal suspect, après que des images de vidéosurveillance l'ont montré en interaction avec Lyhanna le jour de sa disparition, survenue vendredi dernier.
Des recherches à cheval pour une couverture efficace
Alors que le cinquième jour des opérations de recherche s'achève, 170 gendarmes continuent de fouiller la région. Ce dispositif, que le général qualifie de "très classique" lors de disparitions de ce type, implique l'utilisation de moyens aériens, de chiens et de plongeurs. Les gendarmes bénéficient également du soutien de chasseurs et de centres équestres. "Les chevaux permettent de couvrir un espace bien plus vaste et offrent une perspective plus élevée, facilitant ainsi la détection d'éléments précieux", précise-t-il.
Les enquêteurs sont à la recherche d'indices matériels, tels que des vêtements ou le cartable de la jeune fille. Parallèlement, des analyses numériques sont menées, notamment sur l'ordinateur saisi du suspect, afin d'explorer son historique et de rechercher d'éventuelles connexions à des contenus inappropriés. Les données sont cruciales, car elles peuvent révéler des informations essentielles sur ses mouvements et ses activités.
Exploitation numérique et géolocalisation
Les éléments collectés, notamment les données du GPS du véhicule, vont être exploités pour déterminer le trajet du suspect au moment de la disparition. "Nous pouvons établir des distances précises entre chaque point clé, comme l’endroit où il a pris Lyhanna et là où il s’est arrêté", explique François Daoust.
La technologie peut apporter des réponses rapides : "Si les données de l’ordinateur de bord sont accessibles, nous pouvons les analyser en 48 heures, ce qui est crucial dans de telles enquêtes. Cependant, si des données brutes doivent être extraites, cela peut prendre plus de temps".
Bien que l'attention soit portée sur ce suspect, le général rappelle que d'autres pistes ne doivent pas être négligées. Les gendarmes continuent de chercher des alternatives dans l’intérêt de la victime, qui pourrait avoir besoin d'aide rapidement.







