Le 2 mai dernier, un SDF surnommé « Alex » a été retrouvé sans vie dans une ruelle d'Agen. Après les faits, un homme de 51 ans, Marius Grigore, d'origine roumaine, a avoué avoir commis l'acte, se déclarant en état de légitime défense.
La scène tragique s'est déroulée dans une rue adjacente au célèbre boulevard piéton de la République, où le corps de la victime a été découvert par des passants. Les examens médicaux ont révélé des blessures à la tête, ainsi qu'un traumatisme crânien important.
Quelques heures après le crime, Grigore s'est rendu au commissariat, fournissant des détails précis sur le déroulement du drame, notamment en photographiant le lieu de l'agression. Selon ses déclarations, il aurait été agressé par la victime, ce qui l'a poussé à riposter avec une pierre. En état d'ivresse, il a été placé en garde à vue provisoire avant d'être mis en examen pour homicide volontaire.
Âgé de 51 ans, Marius Grigore, ancien militaire engagé dans les forces spéciales afghanes, souffre de troubles psychologiques liés à son vécu. Il a également des antécédents judiciaires, ayant été récemment condamné pour violence avec arme, ce qui complique son passé devant le tribunal.
Les experts s'interrogent sur les implications de son état mental, notamment son parcours difficile après avoir servi en Afghanistan. La juge d’instruction, en charge de l'affaire, devra explorer les liens entre les différents protagonistes et déterminer les circonstances exactes de la tragique rencontre. Une enquête approfondie a été lancée pour cerner les motivations et la dynamique de cette agression.
Ce drame soulève des interrogations sur la violence entre personnes sans domicile fixe et met en lumière la précarité qui les entoure. Les voix s'élèvent pour dénoncer le manque de ressources et de soutien pour cette population vulnérable. Selon les témoignages recueillis par Sud Ouest, de nombreux SDF font face à des agressions dans leur quotidien, exacerbées par des problèmes sociaux non résolus.







