En 2024, plusieurs plaintes ont été déposées contre un homme d'une quarantaine d'années dans les communes de Saint-Christol-lez-Alès, Anduze et Boisset-et-Gaujac. Des victimes, toutes enfants, ont dénoncé des faits de viol, de tentative de viol ainsi que d'agression sexuelle. Cette affaire est actuellement sous le regard attentif d'une information judiciaire, menée par le juge d'instruction du tribunal judiciaire d’Alès.
Un appel devant la chambre de l’instruction de Nîmes
Le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, a déclaré : "Cette affaire pourrait relever de la cour criminelle départementale, compétente pour juger des crimes passibles de 15 à 20 ans de réclusion. Ainsi, la juridiction d’Alès conserve le dossier pour poursuivre l'instruction. Si l’affaire était plus grave, elle aurait été transmise au pôle criminel du tribunal de Nîmes."
Sans entrer dans les détails, le procureur résume la situation : "Le suspect, mis en examen, est incarcéré depuis 18 mois, ayant été placé en détention provisoire en octobre 2024."
Lors d'une audience tenue le 14 avril dernier, le juge des libertés a examiné la situation de détention. L’avocat de la défense, Me Joris Numa, a plaidé pour une libération. Selon lui, "la détention est une exception. Mon client nie les faits et des solutions peuvent être envisagées pour son hébergement ailleurs. Son casier judiciaire est vierge et un contrôle judiciaire pourrait être mis en place."
Pour le parquet, la situation est différente : "Le risque de récidive est conséquent, et il pourrait y avoir des pressions sur les témoins. Nous devons garantir que le juge d'instruction puisse mener ses investigations sans entrave, d'où la demande de maintien en détention."
Conformément au procureur, la détention provisoire a été renouvelée. L’avocat Numa a annoncé son intention d'interjeter appel : "Nous allons saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes pour présenter nos arguments."
La cour criminelle départementale va siéger à Alès dès cet automne
Le procureur Grini et le président du tribunal d’Alès, Simon Lanes, ont exprimé leur satisfaction : "Après plusieurs mois de discussions, nous avons obtenu l'accord du parquet général pour tenir des audiences de la cour criminelle départementale."
Désormais, certaines affaires de viol dans le département pourront être jugées à Alès dès cet automne, avec potentiellement des renforts de magistrats de Nîmes pour soutenir la charge judiciaire.







