Lors de l'ouverture du procès relatif au meurtre d'Agnès Lassalle, le 21 avril, l'attention s'est portée sur l'évaluation psychiatrique du présumé meurtrier. Selon les avocats présents, le jeune homme a affiché une attitude particulièrement apathique.
Ce contenu correspond à une retranscription d'une analyse approfondie du procès. Visionnez la vidéo complète pour plus de détails.
Pour la première fois, Stéphane Voirin a confronté le meurtrier présumé d'Agnès Lassalle. Ce premier jour de procès nous éclaire peu à peu sur la psychologie de l'accusé. "Nous sommes dans l'incertitude au sujet de son identité. Ce manque de profondeur psychologique est très préoccupant", a déclaré Me France Deiss-Rabbé, avocate de Stéphane Voirin.
Un accusé apathique dans le procès
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, professeure d'espagnol au collège-lycée Saint-Thomas-d'Aquin de Saint-Jean-de-Luz, a été tragiquement poignardée par l'un de ses élèves, un lycéen de 16 ans, jusqu'alors inconnu des services judiciaires. L'arme du crime, un couteau de cuisine dérobé chez son père, avait été soigneusement dissimulée dans un essuie-tout dans son sac, la veille de l'incident.
Lors de l'audience, l'accusé, désormais âgé de 19 ans, a semblé inexpressif, sans larmes ni signes de regret, laissant les avocats perplexes. Trois expertises psychiatriques se contredisent quant à sa capacité de discernement, soulevant des interrogations sur son état mental. Selon son avocat, cela pourrait justifier son comportement. "L'absence d'empathie ne signifie pas qu'il ne regrette pas les faits ou qu'il ne les condamne pas. Une lecture attentive du dossier permet de comprendre que, dès sa garde à vue, il a reconnu les faits", a affirmé Me Thierry Sagardoytho. Rappelons que le procès se déroule à huis clos jusqu'au 24 avril et que l'accusé risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle, comme l'indiquent plusieurs sources médiatiques à l'image de France Bleu.







