À la suite d'une enquête approfondie, trois hommes ont été arrêtés et écroués, avec une audience prévue le 11 juin, comme l'a confirmé Jérôme Bourrier, procureur de la République à Perpignan. Ces individus sont soupçonnés de divers délits tels que l'aide au séjour en bande organisée, le travail dissimulé et la traite des êtres humains.
Le chef présumé du réseau exploitait deux restaurants, l'un à Canet-en-Roussillon et l'autre à Saint-Alban, en plus d'une exploitation agricole à Saint-Hippolyte. La découverte d'une ancienne victime, ayant subi des violences, a permis de déclencher l'alerte auprès des autorités.
Le 16 avril, lors d'une grande opération policière, huit personnes vivant illégalement ont été découvertes, dont certaines avec de faux documents. « Leurs conditions de vie étaient inacceptables, sans accès à l'eau potable ni à l'électricité », a précisé le procureur. Certains d'entre eux étaient payés seulement 2 euros de l'heure pour leur travail.
Une Porsche, 14.500 euros en liquide, et des armes saisies
Les perquisitions ont permis la saisie de 14.500 euros en liquide, d'une Porsche, d'un scooter et de plusieurs armes à feu, dont une semblant avoir été utilisée lors d'une agression. De plus, les services d'urbanisme de Saint-Hippolyte ont constaté des constructions non autorisées sur les terres agricoles, signalant des violations supplémentaires des réglementations.
Ce démantèlement met en lumière des pratiques de travail inhumaines et soulève des questions sur l'exploitation des travailleurs vulnérables en France. Des associations comme France Terre d'Asile insistent sur la nécessité d'une vigilance accrue contre de tels abus et d'un soutien renforcé pour les victimes de la traite.







