Le maire de Montpellier a pris la décision d'annuler un mariage prévu ce samedi 11 avril au Domaine de Grammont, en raison des débordements qui ont éclaté dans le cortège de voitures des mariés.
Une ambiance festive s'est rapidement transformée en chaos, lorsque des conducteurs des véhicules escortant les futurs époux se sont engagés dans divers comportements inappropriés. "Des rodéos urbains ont été observés, provoquant des troubles dans la circulation et compromettant la sécurité des usagers," a indiqué la municipalité dans un communiqué officiel.
Les invités en cause verbalisés
La réaction rapide du maire Michaël Delafosse a entraîné l'annulation immédiate de la cérémonie. Les convives responsables de ces infractions routières ont été verbalisés grâce à l'intervention de la police municipale et nationale, qui a pu s'appuyer sur les images des caméras de surveillance pour identifier les contrevenants.
Ce n'est pas la première fois qu'une telle décision est prise par la mairie. En octobre 2024, un mariage avait déjà été annulé pour des comportements similaires, enregistrés sur l'autoroute A709 et au rond-point du Zénith. À cette occasion, Michaël Delafosse avait affirmé : "Il est inacceptable que de tels comportements soient tolérés par l'autorité publique."
La mairie rappelle qu'une Charte des mariages, signée par les futurs mariés depuis septembre 2020, stipule que "la célébration d'un mariage peut être refusée en cas de trouble à l'ordre public."
Amendes, mises en fourrières : le rappel à l'ordre de la police nationale
Un jour avant ces événements, la police nationale de l'Hérault avait émis un avertissement sur les infractions routières fréquemment constatées dans les cortèges de mariage. Selon leurs indications, même si ces cortèges peuvent être tolérés, les actes de vitesse excessive, les manœuvres dangereuses et les arrêtés imprévisibles peuvent entraîner des sanctions, allant de contraventions à des peines d'emprisonnement. L'entrave à la circulation peut conduire à des amendes allant jusqu'à 4 500 euros, et des retraits de points sur le permis de conduire peuvent être appliqués pour les fautifs.
Des mesures plus sévères peuvent inclure la mise en fourrière des véhicules concernés, soulignant ainsi la volonté des autorités de maintenir l'ordre et la sécurité sur les routes.







