l'essentiel
Ce mercredi 1er avril, gendarmes, pompiers et secouristes se sont rassemblés autour d'un exercice de recherche d'un avion de tourisme disparu, dans une zone boisée aux abords de Lavit-de-Lomagne. Initié par la préfecture de Tarn-et-Garonne, cet exercice grandeur nature a impliqué plus de 40 intervenants, dans le but de tester l'efficacité de la coordination et de la chaîne de commandement.
À 13 heures, l’alerte est lancée. Le Centre de recherche et de sauvetage de l’armée de l’air informe la préfecture de Montauban qu’un avion a cessé de répondre. Débuté à Tarbes, le vol devait atterrir à Agen, mais les derniers témoignages situent l’appareil aux environs de 13h45, aperçu par des habitants de Beaumont-de-Lomagne.
Immédiatement, le Centre opérationnel départemental (COD) est activé pour coordonner les recherches. "Nous avons réuni une quarantaine de personnes, y compris gendarmes, pompiers et participants de la sécurité civile", explique Ambre Bernard, directrice de cabinet du préfet. À 14h20, le téléphone du pilote émet un signal, localisé près de Castéra-Bouzet.
Recherches en conditions réelles
Sur le terrain, les gendarmes découvrent rapidement le site du crash, dissimulé dans la forêt environnante. "Un appareil en détresse a été signalé à Beaumont", raconte Clément, membre de l’unité de gendarmerie. "Nous avons alors délimité un rayon de recherche de 4 kilomètres et, grâce aux données du téléphone, nous avons pu le localiser ici en moins d'une heure."
À présent, un vrai défi se pose : deux militaires jouent les victimes à proximité des débris représentant l’avion. "Deux blessés à terre !", alerte immédiatement l’équipe. "L’un a une fracture ouverte au bras, l’autre s'est blessé au genou." Les pompiers arrivent peu après.
Test grandeur nature
Bien qu'il s'agisse d'une simulation, la tension est palpable. Tous les acteurs connaissent leur rôle par cœur. "Notre priorité était de localiser le crash, prodiguer les premiers secours puis alerter les services d’urgence", déclare le capitaine Julien Depardieu de la brigade de Castelsarrasin.
À la préfecture, le COD termine ses opérations peu avant 17 heures. "L’exercice s’est très bien déroulé, nous avons fait preuve d’une grande efficacité", se réjouit Ambre Bernard. Selon elle, les équipes de gendarmerie ont localisé l’épave rapidement, démontrant leur aptitude à gérer des situations d’urgence.
Chaque année, la préfecture du Tarn-et-Garonne réalise quatre exercices thématiques. Le prochain, prévu avant l’été, pourrait aborder des situations impliquant des victimes nombreuses ou des incidents liés à des sites Seveso. Bien que le crash de ce mercredi n’ait été qu'une simulation, la préparation des intervenants, elle, était authentique.







