Le 19 septembre dernier, lors de la féria des Vendanges, Jeremstar, figure influente des réseaux sociaux, a fait irruption sur la piste d'une corrida avec une pancarte criant "F**ck corrida". Convoqué devant le tribunal de Nîmes ce jeudi 2 avril 2026, il fait face à des accusations graves qui pourraient lui valoir jusqu'à un an de prison et une amende de 15 000 euros pour avoir troublé une compétition sportive, comme rapporté par ICI Gard Lozère.
Dans un entretien, Jeremstar partage sa colère face à la brutalité de cette tradition : "C'est incompréhensible que, sous le prétexte de la coutume, nous continuions à infliger des souffrances aux animaux, applaudis par une foule. Cela doit cesser !".
Il souligne la méconnaissance du public face aux horreurs qui se passent encore dans les arènes. "Beaucoup de personnes ne réalisent pas que de telles pratiques existent encore. Les corridas sont un vestige d'un autre temps".
Lors de l'incident qui l'a conduit à agir, Jeremstar raconte avoir assisté à des moments particulièrement choquants. "J'étais au moment décisif, là où l'animal subit l'ultime coup. J'ai vu suffisamment pour comprendre que cela ne devrait plus exister". Selon lui, l'enthousiasme du public, à l'apogée de la violence, l'a profondément perturbé. "Ces spectateurs, qui ressemblent à des gens ordinaires, semblent si joyeux face à la mort de l'animal".
L'influenceur ne cesse de répéter que peu importe les argumentations sur les conditions de mise à mort, l'animal ne survit jamais. "C'est la vie ou la mort. L'animal est toujours perdant dans cette équation".
Jeremstar, bien qu'il ait une carrière d'influenceur, y voit une opportunité d'éduquer son public et de semer une prise de conscience sur l'importance de la protection animale. "Si cela peut contribuer à sensibiliser les gens, alors tant mieux", déclare-t-il, en référence à son action qui a suscité un large débat autour de la corrida.
"Il est anormal que je sois convoqué devant la justice, alors que ceux qui commettent ces actes d'inhumanité ne sont jamais jugés", conclut-il. Sa prise de position contre la corrida soulève des questions éthiques et morales sur cette tradition encore bien présente en France, alors même qu'elle est abolie dans plusieurs pays.







