L'UE admet qu'il reste "beaucoup à faire" pour stopper les "problèmes" engendrés par les nouveaux systèmes de contrôle automatisé aux frontières, qui provoquent des files d'attente prolongées dans les aéroports européens, a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Lors d'une conférence de presse en Irlande, elle a assuré que des efforts étaient en cours avec les États membres pour résoudre ces difficultés techniques.
Introduit à l'automne, le nouveau système vise à remplacer le tampon manuel sur les passeports. Il collecte les coordonnées et les données biométriques des voyageurs, ainsi que les dates d'entrée et de sortie, dans le but de mieux contrôler les séjours prolongés et les refus d'entrée.
Cependant, les retours des aéroports et des compagnies aériennes sont alarmants : ils signalent une pression énorme sur leurs services, notamment en période de vacances estivales.
Une lettre adressée à Bruxelles cette semaine met en lumière des files d'attente pouvant dépasser cinq heures aux heures de pointe. "Les passagers ont été contraints d'attendre longtemps à l'extérieur des terminaux et sur des aires de stationnement en raison de la lenteur des contrôles des frontières", déplorent-ils.
Des vidéos montrant ces longues attentes circulent massivement sur les réseaux sociaux, alimentant le mécontentement général.
Bruxelles défend ce système, affirmant son importance pour un meilleur contrôle des entrées et sorties. Un responsable européen a même déclaré à l'AFP : "S'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à rejoindre l'espace Schengen".
D'après l'UE, plus de 108 millions de personnes ont déjà utilisé ce système, avec près de 44.000 interdictions d'entrée enregistrées, souvent pour absence de motif valable.
La Commission s'est engagée à dialoguer avec les acteurs du secteur sur ces problématiques. Une réunion est prévue le 7 juillet pour aborder ces enjeux cruciaux.







