Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz manifeste une dynamique surprenante, continuant de croître ce lundi, malgré l'annonce de Téhéran quant à une éventuelle fermeture de ce passage crucial. Les données compilées par des plateformes de suivi maritime, telles que Kpler, montrent que les opérations se sont intensifiées depuis l'accord récent entre l'Iran et les États-Unis.
Ce lundi, vers 11H00 GMT, Kpler avait recensé 15 traversées de navires transportant des matières premières, égalant des pics observés les jours précédents, où près de 30 traversées avaient été relevées. Par ailleurs, la plateforme MarineTraffic indiquait la présence d'au moins cinq navires supplémentaires, qui avaient également réussi à franchir le détroit, bien que leurs parcours n'aient pas encore été confirmés.
La situation dans le détroit d'Ormuz s'était quelque peu apaisée la semaine dernière, suivant un accord entre Téhéran et Washington, qui visait à mettre un terme aux hostilités au Moyen-Orient. Cependant, une nouvelle escalade des tensions, notamment à cause des attaques israéliennes au Liban, a incité l'Iran à menacer de rouvrir le détroit.
Les discussions entre Téhéran et Washington ont permis d'établir des mécanismes destinés à réduire les conflits et à sécuriser cette voie maritime, qui transporte habituellement environ 20% du pétrole mondial. Les négociateurs qatari et pakistanais ont annoncé la création d'une "ligne de communication" pour prévenir les incidents et améliorer la coordination.
Nikos Pothitakis, responsable des relations presse chez Kpler, a déclaré sur X : "Malgré l'incertitude entourant les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, le trafic dans le détroit d'Ormuz a demeuré opérationnel durant le week-end." Il a également noté que de nombreux navires avaient choisi de naviguer sur des routes validées par l'Iran ou avaient opté pour éteindre leurs transpondeurs, réagissant ainsi aux incertitudes des dernières annonces.







