Danone a décidé d'effectuer un investissement majeur en annonçant l'acquisition du groupe australien Made. Cette entreprise est particulièrement reconnue pour son activité dans le segment des produits laitiers protéinés, une tendance qui prend de l'ampleur. La transaction est évaluée à près d'un milliard d'euros, selon des sources proches du dossier, bien que le groupe français n'ait pas confirmé ce montant.
Made, qui est présent en Australie et en Nouvelle-Zélande, propose une gamme de smoothies et de yaourts visant à répondre à des besoins spécifiques, tels que le confort intestinal grâce à leur haute teneur en protéines. Cette acquisition pourrait permettre à Danone de générer un chiffre d'affaires dépassant les 300 millions d'euros pour l'exercice en cours, comme l'indiquent des prévisions internes.
Le directeur général de Danone, Antoine de Saint-Affrique, a mis en avant que cette acquisition s'aligne avec leur plan stratégique « Renew », alliant croissance organique et investissements extérieurs. Il prévoit également que cette initiative aura un impact positif immédiat sur le bénéfice net par action et sur la marge opérationnelle, des indicateurs clés de la rentabilité de l’entreprise.
Yaourts à bénéfice santé
Dans une démarche complémentaire, Danone entend racheter les 49 % restants de sa coentreprise de produits laitiers en Australie, précédemment gérée avec Saputo Dairy Australia. Ce mouvement permettra à Danone de contrôler entièrement ses marques de yaourts dits « fonctionnels », conçus pour apporter des bénéfices pour la santé. Comme le souligne le site d'informations économiques Economie.gouv.fr, ce type de produit est de plus en plus recherché sur le marché.
Cette stratégie de Danone s’inscrit aussi dans le cadre de ses récents efforts pour se fortifier dans le domaine des produits laitiers protéinés, y compris des investissements dans ses installations en Normandie, où sont produits des yaourts skyr, un spécialité islandaise. Les yeux sont désormais tournés vers les autorités compétentes dans le but d’obtenir toutes les validations nécessaires avant que ces transactions ne soient finalisées, prévues pour le second semestre 2026.







