Un sondage Ifop réalisé pour Alliance France Tourisme révèle que 71 % des Français optent pour des vacances en France, conséquence directe de la hausse des prix du carburant et des tensions géopolitiques.
Les stations balnéaires comme Palavas-les-Flots ou les paysages verdoyants de la Margeride se positionnent comme les choix privilégiés de nombreux vacanciers. Selon l'étude d'Alliance France Tourisme, les Français privilégieront la proximité cet été en évitant les déplacements lointains.
Face à la flambée des prix de l'essence, 71 % des sondés resteront en France, avec une légère hausse par rapport à l'année précédente (+3 points). En revanche, seuls 9 % envisagent des destinations éloignées. Cela reflète un contexte particulier où, même si les vacances sont toujours souhaitées, le sentiment d'incertitude pousse à choisir des options plus sûres et plus économiques.
« Il n'y a pas d'effondrement total des départs, mais les préoccupations économiques et sécuritaires commencent à peser sur les décisions », analyse Dominique Marcel, le président de l'Alliance France Tourisme. En effet, avec seulement 37 % des Français assurant qu'ils partiront, une baisse est à noter par rapport aux 50 % de l'année dernière.
Un budget de vacances resserré
Les prévisions indiquent également un « net ralentissement des départs ». Une partie significative de la population, soit 35 %, envisage des budgets de vacances de moins de 1 000 euros, tandis que 38 % prévoient entre 1 000 et 2 000 euros. Même les ménages les plus riches montrent des signes de retenue, puisque la part de ceux qui prévoient plus de 3 000 euros est tombée à 11 % contre 15 % l'an passé.
Les augmentations des prix du kérosène, exacerbées par les tensions au Moyen-Orient, ont conduit Transavia, une filiale d'Air France-KLM, à annuler plusieurs vols prévus pour mai et juin. D'autres compagnies à bas coût comme Ryanair et Volotea prennent également des mesures similaires.
Un ministre attentif aux enjeux du transport
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a reçu récemment les compagnies aériennes pour discuter des préparatifs estivaux. Il a rapidement écarté la possibilité d'une réduction de la TVA sur les carburants, soulignant que cela « coûterait une fortune ». Il est clair que le choix de destination ne sera pas le seul levier financier cette année.
Des alternatives comme séjourner chez des amis ou en famille se multiplient, avec un passage de 22 % à 32 % pour les courts séjours concernant l'hébergement gratuit. De même, le camping connaît un engouement croissant, passant de 17 % à 27 % de privilégiés. En 2025, l'Occitanie, région phare en termes de tourisme de plein air, pourrait tirer son épingle du jeu, avec déjà 47,2 millions de nuitées enregistrées selon l'Insee, témoignant d'une hausse de 2,2 % par rapport à l'année précédente.







