Dans un contexte de tensions croissantes, le réseau Body Minute a tenu à rassurer ses partenaires. Lors d'une déclaration faite le 28 avril, Jean Christophe David, à la tête de l'enseigne, a affirmé que l'entreprise avait réalisé un chiffre d'affaires d'environ 120 millions d'euros en 2025. Selon lui, « le réseau se porte bien » malgré des retours mitigés de certains franchisés.
Cette déclaration a été faite en réponse aux inquiétudes exprimées par Soraya Ouas, présidente de l'Union des franchisés, qui a évoqué une crise grave. Lors d'un rassemblement le 20 avril devant le siège de JCDA, elle a affirmé que « plus de 70 magasins avaient fermé, dont trois rien que la semaine dernière », ajoutant que chaque franchisé avait subi une perte de 60 % de son chiffre d'affaires.
Une action en justice en cours
En réaction à ces critiques, Jean Christophe David a catégoriquement rejeté ces chiffres qu'il considère comme « totalement infondés ». Il a précisé que le chiffre d'affaires moyen par institut s'était maintenu autour de 285 000 euros entre 2024 et 2025, soulignant la solidité du réseau. Ce dernier compte actuellement entre 395 et 400 points de vente, en recul par rapport aux 465 de 2023.
En effet, une lutte juridique est en cours entre le groupe et plusieurs franchisés. Seize d'entre eux ont déposé une plainte en février, accusant le groupe de pratiques jugées illégales. Une audience se tiendra début mai devant le tribunal des activités économiques de Paris, et les observateurs sont impatients de voir comment cette affaire se déroulera.
Il est clair que malgré ces tensions, Jean Christophe David veut maintenir une vision optimiste de l'avenir de Body Minute, en insistant sur des résultats financiers qui ne semblent pas soutenir les allégations de déclin. Ce type de déclaration pourrait également viser à rassurer les investisseurs et clients sur la viabilité de l'enseigne face aux tempêtes médiatiques qui s'annoncent.







