Le groupe Europlasma, connu pour sa gestion de sites industriels, notamment Valdunes et la Fonderie de Bretagne, a annoncé ce vendredi des pourparlers exclusifs avec un investisseur français dont l'identité n'a pas été révélée. Cette opération vise à céder ses activités de défense, soulignant ainsi les défis auxquels l'entreprise fait face.
Cotation en Bourse, la société a révélé avoir initialisé un accord d'exclusivité pour la cession de ses activités de défense estimée à 150 millions d'euros. Selon Europlasma, cette période de discussion s'étendra jusqu'au 25 mai 2026 et pourrait être prolongée d'un mois. La décision finale devrait être prise au plus tard le 15 octobre prochain.
Un acteur majeur dans l'industrie de la défense
Les activités en question incluent la "développement, production et commercialisation de corps creux d'obus de moyens et gros calibres", élaborés principalement aux Forges de Tarbes, que Europlasma qualifie de "seule forge capable de garantir la production de grandes dimensions en France". Le groupe franco-allemand de défense KNDS est l'un de ses principaux clients.
Europlasma, qui a pour mission de revitaliser des entreprises en difficulté, a récemment intégré des acteurs notables du secteur, tels que Valdunes, et la Fonderie de Bretagne, récemment touchée par un incendie ayant causé d'importants dégâts matériels.
Des résultats décevants qui inquiètent
La situation financière d'Europlasma présente des signes préoccupants. En effet, la société a enregistré pour le premier semestre 2025 des pertes nettes de plus de 27 millions d'euros, contre un chiffre d'affaires de 33 millions d'euros. Selon une déclaration de la députée LFI Aurélie Trouvé, "la fragilité financière du groupe et son incapacité à investir dans ses capacités de défense sont alarmantes, compte tenu des montants dérisoires de ses acquisitions".
Les dirigeants d'Europlasma ont récemment été interrogés par une commission d'enquête parlementaire au sujet de la "prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs", une préoccupation croissante face à la gestion des entreprises industrielles en difficulté.







