Le Bureau européen des consommateurs (BEUC) a récemment mis en lumière plusieurs produits industriels dont les étiquettes sont jugées trompeuses. Ces assertions mensongères ne sont pas sans conséquences sur la santé publique.
Des inscriptions telles que "source de calcium", "allégé en gras", ou "riche en fibres" pullulent dans les supermarchés. Pourtant, ces allégations peuvent induire les consommateurs en erreur, comme le souligne Monique Goyens, directrice du BEUC. Elle s'interroge sur la manière dont des céréales, par exemple, peuvent être perçues comme saines alors qu'elles contiennent une proportion alarmante de sucre.
Les produits pour enfants en ligne de mire
Cette problématique est particulièrement préoccupante pour les produits destinés aux enfants. Un exemple frappant est celui des préparations en poudre pour boissons chocolatées, censées améliorer la mémoire et la concentration, mais qui contiennent près de 75% de sucres.
« À une époque où l'obésité progresse de manière inquiétante en Europe, il est essentiel que les consommateurs puissent avoir confiance dans les informations fournies sur les étiquettes », déclare Monique Goyens. Face à cela, le BEUC exige que la Commission européenne rende obligatoire l'affichage de profils nutritionnels sur les produits. Cette demande, faite il y a déjà neuf ans, devient de plus en plus pressante.
Vers une meilleure transparence nutritionnelle
Les profils nutritionnels permettraient de classifier les produits selon leur taux de graisse, de sucre et de sel, offrant ainsi une vision précise de leurs véritables bienfaits. Des exemples existent déjà, comme le "nutri-score" en France et le système des feux tricolores au Royaume-Uni, qui visent à éclairer les consommateurs sur les choix alimentaires à faire.







