Une nouvelle peu réjouissante pour les consommateurs français se profile à l'horizon : le gouvernement devrait bientôt annoncer une hausse de 10 % des tarifs de l'électricité, alors même que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) suggérait une légère baisse. Cette décision pourrait entraîner une augmentation moyenne de 130 euros par an pour les ménages, soit une flambée de 39 % en un an.
Des prix en baisse, mais une taxe en augmentation
Récemment, le prix de l'énergie a connu une certaine détente sur les marchés. Actuellement, le mégawattheure (MWh) est évalué à 83 euros, en forte baisse par rapport aux niveaux exorbitants de l'année précédente, qui dépassaient les 1000 euros. Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, a déclaré sur France Info que divers facteurs, tels qu'un approvisionnement accru en gaz et une production éolienne améliorée, ont contribué à cette réduction des coûts. Malgré cette tendance favorable, les tarifs de l'électricité risquent de grimper rapidement.
Les préconisations de la CRE face à une hausse gouvernementale
La CRE est responsable des ajustements tarifaires qui interviennent généralement une fois par an, au 1er février, avec une possibilité d'intervention au 1er août en cas de fluctuations majeures. Emmanuelle Wargon a recommandé une baisse symbolique de 0,001 % pour les particuliers et une réduction de 3,67 % pour les entreprises, une annonce qui aurait pourtant pu ravir les 20 millions de foyers concernés. Après des hausses de 26 % des tarifs l'année dernière, ces baisses ne semblent pas réduire la pression sur les budgets des ménages.
Une décision politique en perspective
Malgré les préconisations de la CRE, c'est finalement le gouvernement qui prendra la décision finale. Bruno Le Maire a déjà indiqué en décembre qu'il ne dépasserait pas l'augmentation prévue de 10 %. Cette hausse s'explique en grande partie par le retour d'une taxe sur l'électricité que le gouvernement avait largement réduite pendant la crise énergétique. En souhaitant relever la Taxe intérieure de consommation finale sur l'électricité (TIFCE) à son taux normal, soit 22,54 euros le MWh, cette initiative inhérente à la loi de Finances se traduira par un surcoût important pour les consommateurs, notamment les ménages et les entreprises.
Ce relèvement de la taxation est considéré comme une décision politique, indépendamment des fluctuations des prix du marché de l'énergie, et s'ajoute aux augmentations précédentes de 15 % en février 2023 et de 10 % en août. En un an, l'électricité devrait avoir enregistré une hausse de près de 40 %.







