Selon une enquête menée par le quotidien Le Monde, la multinationale Coca-Cola aurait investi plus de 8 millions d'euros en France pour influencer le discours scientifique sur les effets néfastes de ses boissons. Entre 2010 et 2016, des chercheurs et professionnels de santé auraient été rémunérés pour modifier les résultats d’études, insistant sur le manque d'activité physique plutôt que sur les effets de l'alimentation dans l'obésité.
Cette opération ne concerne pas seulement Coca-Cola mais également ses marques associées, telles que Sprite, Fanta ou Minute Maid. Le journal, en collaboration avec l'ONG Foodwatch, a analysé une série de résultats financiers publiés par la société en 2016. Ces fonds ont également permis le soutien d'associations sportives et d'événements médicaux financés par l'entreprise.
Des budgets dissimulés derrière des recherches biaisées
Parmi les sommes allouées, une étude effectuée par le CHU de Rennes pour l'Institute for European Expertise in Physiology a reçu 720 000 euros de Coca-Cola entre 2010 et 2014. Les résultats de nombreuses recherches sur l'obésité regrettent ainsi le manque de focus sur la relation entre alimentation et prise de poids.
Xavier Bigard, ancien président de la Société française de médecine du sport, a admis avoir reçu 4 000 euros pour une conférence sur l’hydratation des sportifs, fonds provenant de Powerade, une marque de boisson énergétique lancée par Coca-Cola en 1988.







